une socialiste française a un projet avec le portugal votre avis

Posté par goalexandre le 25 octobre 2008

Cool


 

Chantal SAINT-JEAN  Enseignante de Lettres-Histoire 

Coordonnatrice du projet  

Conçu pour La 

Classe de Terminale CAP – Coiffure B  [CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle préparé en deux ans] 

@  Les enseignants  ? 

Annick SIMMONEAU – Coiffure  Françoise Creneau – Coiffure 

Zvonimir NOVAK – Arts Appliqués  Chantal SAINT-JEAN – Lettres-Histoire 


 

A La Découverte d’un autre pays de l’Union,  le Portugal  Aux origines de ce projet, un constat : l’Europe des peuples est pour l’instant un vœu pieux. Pour la construire, il faut des actions de toutes sortes et quoi de mieux que le cadre scolaire pour lui donner sens. Pardonnez la présomption de ces phrases liminaires, mais poursuivons. Ce projet résulte aussi, d’un immense désarroi, car il apparaît que par la complexité de ses structures, de ses règles, l’Union Européenne devient de plus en plus insaisissable pour les citoyens – moyens que nous sommes.

Ce rapprochement avec le Portugal a été conçu pour une classe de Terminale CAP. Il s’agit de donner à ces élèves, l’occasion de prendre conscience de toutes les opportunités que l’Europe leur offre. En outre, par leur parcours, ils ont peu de chance de « rencontrer » l’Europe. En effet, des cadres sont proposés à ceux qui poursuivent des études, mais quasiment aucun – et c’est pour nous un paradoxe – n’est prévu pour nos élèves de l’enseignement professionnel public. Ils sont privés d’Europe en quelque sorte. Et par conséquent, pour eux, l’Union est quasiment une chimère. Or elle est là, bien là… S’ils jouissent de la paix c’est à elle, qu’ils la doivent.

Avec ce projet, ces élèves de l’enseignement professionnel iront à la rencontre d’un autre peuple. Ils confronteront leurs histoires personnelles et leurs cursus de formation.

Pour ce faire, les élèves s’intéresseront d’abord à la communauté portugaise de France, entreront en contact avec une école de coiffure du Portugal, puis effectueront un voyage d’une huitaine de jours au Portugal, à Setubal, ville située au sud de Lisbonne. 

Nous nous inscrivons dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée initié par le Conseil Général.   

Objectifs généraux 

Ø      Faire naître le désir d’Europe, le sentiment d’appartenance à une communauté de destins : « créer un espace mental européen ».    

Ø      S’ouvrir à l’Union Européenne pour investir ses cadres géographiques, politiques et culturelles.  Ø      Appréhender son métier dans les sphères nationale et européenne. 


 

Articulation du Projet avec les Programmes 

v              Avec l’enseignement du Français 

Sachez d’abord que le programme de Français présente quatre finalités qui sont les suivantes : « Se construire », « S’insérer dans le groupe », « S’insérer dans l’univers professionnel », « S’insérer dans la Cité ».   A partir de ces éléments de programmes, nous avons décidé de travailler autour des axes suivants : 

Ø      Individualisme et altérité : se construire.  Ø      Rituels d’intégration, rites de passage et tradition : s’insérer dans le groupe. 

Puiser dans les expériences des autres pour se construire : Rencontre avec la communauté portugaise de France…

Beaucoup de nos élèves sont d’origine étrangère et l’immigration portugaise nous semble présenter de nombreux points communs avec leur histoire.  

En effet, l’immigration portugaise en France, se conjugue avec les migrations douloureuses, les migrations forcées qu’elles soient politiques ou économiques.

Il s’agira d’entendre cette communauté pour découvrir en quoi son histoire fait écho aux trajectoires familiales, individuelles des élèves. Voici quelques thèmes qui pourraient être vus :

ü      Le déracinement.

ü      La confrontation avec les clichés attachés à cette communauté : la bonne portugaise, l’accent portugais, la morue, la pilosité abondante…

ü      Le maintien des liens avec le pays d’origine par les traditions, la langue, les récits familiaux, les voyages, les habitudes alimentaires, culinaires…

On pourra aussi la questionner sur son intégration dans la communauté nationale française.

ü      Entre rejet et/ou acceptation ?

ü      Comment les Portugais ont-ils surmonté les ressentiments qu’ils ont pu avoir afin de s’insérer dans la communauté nationale ?

ü      Comment sont-ils allés vers la culture française ?

ü      Comment peut-on être Français, accepter les valeurs du pays d’accueil sans pour autant trahir ses origines ? Intégration mais pas forcément assimilation ?

ü      Subsiste-t-il une impression de vivre dans une sorte d’entre-deux ?

ü      Au final, les différences étaient-elles si grandes ?

Finalisation  

  • Transposition écrite des entretiens accompagnés des commentaires des élèves 
  • Reportages audiovisuels sous réserve de l’accord des participants 

Ø      Récits de voyage et perception de l’autre – la question de l’altérité 

Sur les traces des écrivains voyageurs ; dans les pas de Flaubert. Ecrire à la manière de…

Après une étude de son Voyage en Italie, écrire un « Voyage au Portugal » – « Voyage en [terre de] Portugal ».

Finalisation  

  • Composition d’un recueil des textes d’élèves

v              Avec l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie 

Ø      Du local au mondial : les territoires contemporains. 

Cette question est d’abord définie comme suit par les programmes : « Au cœur de ce thème se trouve la notion de territoire, c’est-à-dire d’espace approprié. Le territoire est construit par les acteurs qui le découpent, le défendent, le gèrent, l’aménagent ; il contribue en retour à construire une identité fondée sur un sentiment d’appartenance. Il a une dimension administrative et sociale, mais aussi culturelle et même affective.  L’enjeu du thème est la réflexion sur la pluralité des appartenances territoriales dans le monde contemporain. L’identité se construit à différents niveaux : la France, mais aussi la région, l’Europe, le monde. ». 

Cette question doit être abordée selon deux axes : 

ü      Les espaces du quotidien et leur intégration à différentes échelles  

De Bobigny à Setubal.    

L’appropriation des espaces, pourrait se faire par la préparation de l’itinéraire de ce voyage en Europe. Les élèves percevront donc l’emboîtement de ces espaces.

ü      Un exemple de métropole mondiale 

Il s’agit de prendre conscience de la métropolisation du monde. On montre aux élèves comment les grandes métropoles structurent les territoires grâce à leurs fonctions stratégiques, dites aussi de commandement (économique, politique, financière, culturelle, mais aussi intellectuelle – recherche par exemple…). 

On indique le rôle des transports et des communications dans cette métropolisation du monde.  On retiendrait donc deux cas : 

1. Paris, métropole mondiale : En quoi Paris structure-t-elle l’espace ?   

2. Lisbonne : Lisbonne est-elle une métropole mondiale ? 

Ø      Culture mondiale et pluralité des cultures contemporaines 

Derrière des facteurs d’uniformisation du monde, on note un phénomène contraire qui est la pluralité, la diversité culturelle.

Nous inviterons les élèves à réfléchir aux questions suivantes :

ü      L’exemple du Portugal permet d’entrer dans une aire culturelle et linguistique : En quoi l’espace lusophone né au Nord s’épanouit-il dans le Sud ?

ü      Le Brésil : une aire culturelle du Sud. En quoi le Brésil rend-il compte de la pluralité des cultures contemporaines ?

Ø      La démocratie contemporaine en France et en Europe 

Ce sera l’occasion d’observer les pratiques de la démocratie au Portugal

v              Avec l’enseignement des langues étrangères 

Pour que l’Europe prenne corps, il faut que les peuples qui la forment communiquent entre eux. Or l’outil essentiel de cette communication, c’est la langue dont c’est la fonction première. Et une des manières d’aller vers l’autre, c’est de comprendre sa langue.

C’est la raison pour laquelle nous émettons le vœu que, élèves et accompagnateurs se fixent comme but, l’acquisition des rudiments de la langue portugaise. [L’autre intérêt pédagogique, c’est de placer accompagnateurs et élèves dans une situation commune d’apprentissage.] . C’est sans doute une gageure. Mais deux des élèves de cette classe, d’origine portugaise elles-mêmes, ont trouvé cette idée intéressante.

Nous souhaitons donc valoriser l’apprentissage des langues étrangères dans le cadre scolaire et en l’occurrence de l’anglais, enseigné dans l’établissement.

Cependant, nous devons faire en sorte que l’anglais ne soit pas la seule langue d’ouverture en Europe, car il faut préserver la spécificité de l’Europe avec sa diversité linguistique.

Et puis, mettre l’accent sur la maîtrise d’une langue autre que le français, serait un moyen de valorisation de beaucoup de ces élèves qui sont dans cet entre-deux culturel dont nous parlions précédemment. En effet, nombre d’entre eux sont bilingues et n’imaginent pas un seul instant que cela puisse être atout sur un CV. 

[A défaut de maîtriser une langue étrangère, il faudrait sans doute un jour, que l’on apprenne tous, le langage des signes !]

v              Avec l’enseignement professionnel : la spécialité COIFFURE 

Il s’agira d’une part, de parfaire l’acquisition des connaissances et savoir-faire exigés pour l’obtention du CAP ; par conséquent de mettre tout en œuvre afin que les élèves atteignent le niveau de compétences exigé pour l’obtention de ce diplôme. D’autre part, nous souhaitons travailler sur la motivation des élèves en les impliquant dans  leur formation : que nos élèves ne soient plus les récepteurs passifs de notre enseignement mais aussi des acteurs de leur parcours de formation.

Nous distinguerons alors deux temps dans ce projet de découverte et de rencontre d’un autre peuple. 

?A Bobigny 

Ø      Des prestations destinées à financer une partie du projet devront permettre l’acquisition des compétences suivantes

ü      Constitution, organisation et participation à la gestion d’un cahier de rendez-vous.

ü      Gestion de l’espace : convertir les locaux destinés à l’apprentissage en salons.

ü      Accueil : conseils personnalisés, identification des souhaits du client.

ü      Constitution d’un « fichier clients » et participation à son exploitation. Ce sera l’occasion de travailler avec des acteurs locaux et de faire connaître le Lycée. Nous prendrons contact avec le personnel du Conseil Général de la Seine Saint Denis, et celui de la municipalité de Bobigny afin de leur proposer nos prestations. Vous constatez que les conséquences ne pourraient être que positives pour le lycée puisqu’il s’ouvrira sur son espace géographique.

ü      Communication visuelle et publicitaire : composition d’images publicitaires en relation avec les Arts Appliqués.

Signalons que cette partie du projet a été préparée avec les élèves. Ayant adhéré à cette idée de rencontre, ils ont décidé d’une participation individuelle de 50 euros et ont eu l’initiative d’organiser des prestations pour financer le projet.  

Ø      Un projet dont l’ambition est la réussite aux épreuves de l’examen. 

Nous souhaitons que ces heures de prestations soient conçues comme une approche des épreuves de l’examen. 

Il s’agit d’imposer de la rigueur aux élèves, de les obliger à s’imprégner des critères d’évaluation pour la certification. Nous envisageons en outre, d’effectuer avec eux régulièrement des bilans de compétences.

Les bénéfices pour les élèves seront les suivants :

o      Etre capable de juger de la conformité d’un modèle en tenant compte des exigences de l’examen

o      Etre en capacité d’autoévaluation

Ø     Concevoir des visuels du travail des élèves

ü      Documentaires : photographies légendées ou petites vidéos.

Ces exercices permettront aux élèves de prendre de la distance avec les enseignements pour analyser les différentes techniques utilisées.

En outre, ces visuels seront la matière de nos échanges avec l’école du Portugal. L’idéal serait la tenue d’un blog par la classe. 

? A Lisbonne 

Ø      Découvrir, approcher la réalité du monde de la coiffure dans un autre espace. 

Il serait très intéressant de placer les jeunes en immersion, pendant deux jours, dans des Salons sur place. Ce serait l’occasion pour eux de mesurer leur capacité à communiquer en portugais et ils pourraient aussi confronter leurs savoirs et savoir-faire.

En effet, en tant que ressortissant européen, l’élève doit envisager son métier et son exercice non plus seulement dans le cadre national français mais aussi dans un horizon plus large qui est celui de l’Europe.  

Ø      Sans être trop formel, profiter de cette immersion pour connaître le monde professionnel de la coiffure au Portugal. 

Voici quelques questions auxquelles on pourrait chercher des réponses :   

ü      Les Portugais fréquentent-ils plus ou moins les salons de coiffure que les Français ? Y a-t-il une densité comparable de salons en France et au Portugal ?

ü      Que sait-on de la coiffure à domicile ? Est-ce une pratique très répandue ?

ü      Quelle est l’atmosphère d’un salon de coiffure, la qualité de la prise en charge des clients ?

ü      Quelles prestations sont les plus courantes ? Quels tarifs sont pratiqués ?

ü      Quelles sont les grilles de salaire de référence ?

ü      Le mondial de la coiffure à Paris : y aurait-il un événement comparable, et aussi prestigieux à Lisbonne ?

ü      Quelles sont les retombées commerciales et publicitaires de la coiffure ? Y a-t-il une presse professionnelle aussi importante qu’en France ? Y a-t-il un organisme qui serait l’équivalent de la Fédération Nationale de la Coiffure Française ?

Ø      S’interroger sur la correspondance entre les épreuves et les unités acquises en France et au Portugal

ü      Observer comment s’opère l’articulation entre l’enseignement reçu dans les établissements scolaires et les périodes de formation en entreprise de ces deux pays.

ü      Quels types de formation sont proposés ? Quel type de parcours reçoit-on pour devenir un professionnel de la coiffure au Portugal ?

ü      Y a-t-il plus ou moins de pratique qu’en France ?

ü      Y a-t-il équivalence entre les diplômes ?

ü      Y a-t-il comme dans le système français, la volonté d’accompagner l’enseignement professionnel d’un enseignement général.

Ces questionnaires ont été élaborés en cours avec les élèves.

v              Avec l’enseignement des Arts Plastiques et Arts Appliqués 

Ø      Pour nos échanges avec les Portugais nous souhaitons constituer une sorte d’état de la coiffure en Ile-de-France. 

Nous voulons, en autres : 

ü     Profiter de la proximité de Paris, pour leur montrer comment dans certains quartiers, la coiffure a approprié l’espace en y imprimant ses marques, et en lui conférant une identité particulière. Visite de certaines rues du Marais ou de Montmartre. 

ü     Dégager les tendances de la coiffure à Paris : montrer qu’elle se nourrit de diverses sources. Paris ville-monde, mais aussi Bobigny ville-monde. Notre établissement est une sorte de microcosme de ces villes : André Sabatier, Lycée-monde. Signalons, par ailleurs que nos élèves achèvent en ce moment un travail sur les coiffures du monde. Les élèves devront observer et se demander si les villes de Lisbonne et de Setubal, sont traversées par les mêmes phénomènes.  ü     Les intéresser au mobilier des salons de coiffure à Paris : Tenter de déterminer comment s’opère l’articulation entre la tradition et la modernité ? 

ü     Observer les effets de la mondialisation : est-elle facteur d’uniformisation, de diversification, ou d’hybridation dans la coiffure ?  ü     Les amener à réfléchir au rôle que joue la coiffure dans une société où l’image, l’apparence prime. 

Ø      Communication visuelle et publicitaire ü      Réalisation de supports de communication visuelle et publicitaire pour les prestations prévues. 

ü      Analyse et justification de ses choix 

Durée et dates prévues pour le voyage a Setubal-Lisbonne 

Nous voudrions l’effectuer au début du mois d’avril 2009 et nous souhaitons qu’il n’excède pas une huitaine de jours : du 2 au 9 avril.

Conclusion 

voilà. Avec ce projet, notre ambition c’est de rapprocher les élèves de l’Union Européenne, afin qu’ils se l’approprient et l’investissent de leurs rêves. Et puis nous aimerions que par cette expérience, les élèves deviennent de vrais acteurs de l’Europe, qu’ils ne la subissent pas et enfin qu’ils n’aillent pas grossir, à l’avenir, les rangs des trop nombreux abstentionnistes que l’on recense à chaque élection européenne. En effet, si nous formons des élèves à une profession, nous n’oublions pas que nous formons aussi des citoyens.

Notre situation géopolitique nous oblige à envisager la formation de nos élèves dans un espace national ouvert, et nécessairement tourné vers l’Union voire le monde. A nous, donc de donner aux élèves les moyens de s’y inscrire, et de commencer à envisager leur rapport à tous ces espaces.     

Remarque : 

le projet est prévu pour une classe de vingt élèves. Actuellement notre effectif est de dix-huit élèves. 

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VASCO DA GAMA_NA_CASA_PORTUGUÊSA_TRÁS_OS_MONTES

Posté par goalexandre le 19 octobre 2008

boa tarde a todos

VASCO DA GAMA_NA_CASA_PORTUGUÊSA_TRÁS_OS_MONTES

quando o povo dançava e cantava  

 Image de prévisualisation YouTube

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MULHER SOCIALISTA SEGOLENE ROYAL A VOZ DA RAZAO E DA PAZ

Posté par goalexandre le 18 octobre 2008

BOA NOITE A TODOS  E A TODAS

ALDA  PEREIRA LEMAITRE MAIRE DE NOISY LE SEC  mulher  socialista  uma camarada 

corajosa  que foi  appoiada por segolene royal   gagnou a camara de noisy le sec  no departament 93 en seine saint denis .

segolene royal e tambem socialista   corajosa   esta  aqui a informar o povo  frances  afin  que  que sempre seija o povo que decide  de seu destino

viva o socialismo

video 1

http://www.dailymotion.com/video/k4GhwopldDunBCNWHP

 

video 2

http://www.dailymotion.com/video/k2QKw4dKqsUWTFNXAg

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UMA SOCIALISTA ALDA PEREIRA LEMAITRE MAIRE DE NOISY LE SEC

Posté par vivelesocialisme le 12 octobre 2008

   boa noite

 

http://www.noisylesec.net/index.php?id_rub=maire

VER A MAIS  AQUI

 http://www.portugalvivo.com/spip.php?article2913

Alda Pereira-Lemaître, candidate d'origine portugaise à la Mairie de Noisy-le-Sec

 

La socialiste Alda Pereira-Lemaître vient d’être officiellement investie à la tête d’une liste de la gauche plurielle pour reconquérir la ville de Noisy-le-Sec, actuellement administrée par Nicole Rivoire (UDF-Modem).


À la tête d’une équipe soutenue par le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Radical de Gauche (PRG) et le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), la candidate d’origine portugaise a déclaré au LusoJornal vouloir placer la démocratie participative au coeur de l’action municipale.

Après qu’Elisabeth Guigou ait décliné l’invitation de certains poids lourds du département,Alda Pereira-Lemaître est apparue comme la candidate naturelle pour Noisy-le-Sec, commune de 40.000 habitants de Seine-Saint-Denis. « Elisabeth Guigou a toujours été contre le cumul des mandats. Par ailleurs, elle a fait part de sa volonté de faire monter les plus jeunes. Mais elle sera sur ma liste en position éligible », précise-t-elle.

Alors que les grandes lignes du projet ne devraient être dévoilées qu’à la fin de la semaine – après une réunion de concertation entre les diverses forces politiques –, on sait d’ores et déjà qu’Alda Pereira-Lemaître souhaite consulter les noiséens à propos du prolongement du tramway. Il s’agit là d’un sujet sensible qui a vraisemblablement fait basculer la municipalité à droite lors des dernières élections. « Je suis en faveur des transports publics, mais j’envisage toutes les possibilités. Je ne reste pas figée sur un tracé plus qu’un autre. Par contre, je souhaite que l’on utilise les meilleurs matériaux avec moins de nuisance pour la population. L’actuel tramway est déjà obsolète. Si je suis élue, cette matière fera l’objet d’une consultation citoyenne »,promet la candidate.

Par ailleurs, elle souhaite redynamiser les comités de quartier, créer une Maison des Parents et s’engage à respecter la parité dans toutes les structures de décision de la ville. Déjà abordée dans la rue par des électeurs portugais, elle ne met pas de côté la possibilité d’amorcer des contacts en vue d’un éventuel jumelage avec une ville de son pays d’origine.

Arrivée en France en mai 1968, à l’âge de trois ans, Alda Pereira vit quelques mois au bidonville de Nanterre, avant que la famille ne déménage en Seine-et-Marne (Villeparisis). Originaires de Tortosendo, un petit village à sept kilomètres de Covilhã, les Pereira émigrent pour des raisons économiques mais aussi politiques. « Je garde encore des souvenirs très marqués de cette époque. Une de mes tantes, dont le fiancé était mobilisé sur le front, fut internée par la PIDE (police politique) parce qu’elle avait pris position contre la guerre coloniale ». Dès le plus jeune âge, elle développe une certaine conscience politique. « En fait, je suis devenue adulte assez tôt, j’ai ressenti une espèce d’éveil citoyen.Quand j’étais enfant, j’en ai voulu à mes parents de ne pas être restés là-bas. Je considérais qu’ils étaient plus utiles au Portugal pour lutter contre la dictature. Avec le temps, j’ai compris leur démarche. Ils voulaient tout simplement nous préserver et nous assurer un meilleur avenir », estime-t-elle avec le recul.

La candidate reste très attachée à son pays d’origine, où elle passe deux semaines de vacances chaque année. « Je ressens le besoin de me ressourcer, de visiter la famille. Comment dire ? Les pastéis de nata et plein d’autres petites choses sont ma madeleine de Proust. J’ai besoin de cela ». Elle n’en n’oublie pas pour autant la dimension politique. « Quand je le peux, j’aime passer le 25 avril au Portugal.À l’occasion des 30 ans de la Révolution des OEillets, nous sommes allés à Coimbra avec les enfants. Ils étaient très émus. Aujourd’hui, ce sont eux qui réclament la double nationalité, qui ressentent ce besoin de parler la langue, de lire, de comprendre leur histoire ».

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Alda Pereira-Lemaître, candidata de origem portuguesa à Câmara de Noisy-le-Sec

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A socialista Alda Pereira-Lemaître acabou de ser oficialmente investida no topo de uma lista da esquerda (« gauche plurielle ») para reconquistar a vila de Noisy-le-Sec, actualmente administrada por Nicole Rivoire (UDF-Modem).


 

Liderando uma equipa apoiada pelo Partido Socialista, os Verdes (« les Verts »), o Partido Radical de Esquerda (« Parti Radical de Gauche (PRG) ») e o Movimento Republicano e Citadão (« Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) »), esta candidata de origem portuguesa declarou ao LusoJornal desejar colocar a democracia activa no centro da acção municipal.

Depois de Elisabeth Guigou ter recusado o convite de alguns cargos pesados do departamento, Alda Pereira-Lemaître surgiu como candidata para Noisy-le-Sec, uma freguesia de 40.000 habitantes de Seine-Saint-Denis.

«Elisabeth Guigou foi sempre contra a acumulação de mandatos. Todavia, manifestou o seu desejo de dar lugar aos mais jovens. Mas, ela encontra-se-á na minha lista numa posição eligível », salienta.

Enquanto as grandes linhas do projecto serão reveladas somente no final da semana – após uma reunião de concertação entre as diversas forças políticas – sabe-se contudo que Alda Pereira-Lemaître deseja consultar os habitantes de Noisy-le-Sec quanto ao prolongamento do eléctrico. Trata-se de um caso delicado que pelos vistos fez com que o município oscilasse para a direita nas últimas eleições. «Estou a favor dos transportes públicos mas tomo em consideração todas as possibilidades. Não me restrinjo a um traçado mais do que qualquer outro. Todavia, desejo que sejam utilizados os melhores materiais com menor transtorno para a população. O actual eléctrico já é obsoleto. Se for eleita, este assunto será sujeito a uma consulta citadã », promete a candidata. Aliás, deseja dinamizar novamente os comitês de bairro, criar uma Casa dos Pais e compromete-se a respeitar a paridade em todas as estruturas decisivas relativas à vila.

Tendo jà sido interpelada na rua por eleitores portugueses, não descarta a hipótese de estabelecer contactos para uma eventual geminação com uma vila ou cidade do seu país de origem.

Após a sua chegada à França, em Maio de 1968, com três anos de idade, Alda Pereira viveu alguns meses no bairro de lata de Nanterre, mesmo antes que a sua família se mudasse para Seine-et-Marne (Villeparisis). Originária de Tortosendo, uma aldeia a sete quilómetros da Covilhã, os Pereira emigraram por razões económicas e políticas. «Ainda tenho memórias muito vivas dessa época. Uma das minhas tias cujo noivo tinha sido chamado para prestar serviço no Ultramar, foi presa pela PIDE (polícia política) porque tinha manifestado-se contra a guerra colonial ». Desde muito jovem, desenvolveu uma certa consciência política. «Ora bem, tornei-me adulta muito cedo, sentindo uma espécie de despertar para a cidadania. Quando era ainda criança, sentia-me revoltada para com os meus pais por não terem permanecido em Portugal. Considerava a sua presença mais útil em Portugal a fim de combater a ditadura. Agora com o devido distanciamento, diz que com o passar do tempo, acabou por entender a atitude dos pais. « Queriam apenas preservar-nos e assegurar-nos um futuro melhor”.

Esta candidata permanece muito ligada ao seu pays de origem onde passa anualmente duas semanas de férias. «Sinto a necessidade de regressar às origens, visitar a família. Como é que hei-de explicar ? Os pastéis de nata e muitas outras coisas representam a minha madalena de Proust. Preciso disso». Porém, não olvida a dimensão política. « Sempre que posso, gosto de passar o 25 de Abril em Portugal. Na comemoração dos 30 anos da Revolução dos Cravos fomos à Coimbra com os nossos filhos. Ficaram muito comovidos. Hoje em dia, são eles que pedem a dupla nacionalidade, que sentem esta necessidade de falar o Português, de ler e de entender a sua história ».

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